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Les Pas Sages et Sans Destin

"Sans vos gestes, j'ignorerais tout du secret lumineux de votre âme." G. E. Lessing

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Esprit, billets d’actualités politiques, sociales,….

Pourquoi Vecteur HUGO 2017, Histoire d’un coup au cœur, Par Céline (Huot) Stanhope, Le 20 novembre 2016

En écrivant ce papier, j’ai cherché à trouver l’origine, le point de départ qui m’a menée jusqu’à cette aventure exceptionnelle, participer à la Préface d’une œuvre magistrale, d’un poète de génie Victor Hugo.

983834_10205031362640922_8543776211060928789_nNous sommes un 21 décembre, en 2014, solstice d’hiver, je me souviens du trajet de RER, du gris descendu sur les rues de Paris, du spectre marcheur infatigable Nicolas Edme Restif de La Bretonne, auteur du plus vieux graffiti* de Paris, qui nous guida Places des Vosges.

Une très belle place, demeure avant Exil de celui qui traça les premières lettres de l’immense Tribune William Shakespeare.  Le lieu respire mais les habitants s’y terrent dans des existences semblant très éloignées du commun de nos humanités.

Gavroche,

Je me souviens des chaises alignées, serrées les unes contre les autres, froides et engourdies, elles attendaient, impatientes elles-aussi ; elles vont être habitées, elles vont tendre vers l’orateur.

Certes, nous avons eu froid, pourtant nous n’avons esquissé nul mouvement pour partir, nous étions captés par la voix, par la présence, par la trace de l’absence présence de Victor Hugo.

« Tu ne deviendras jamais le personnage, tu peux seulement le représenter. » scandait Jouvet.

Et pourtant,

Pris par les mots, nous étions comme touchés par la foudre, la force de Représentation et de Transmission du tribun Laurent Schuh. Portant le verbe Haut.

« Il s’agit de mettre ses pieds dans les traces d’un pas d’un autre. C’est ce qui ineffable, bouleversant. (…). Nous parlons les mots qui ont été parlés par lui-même. Nous reproduisons son souffle. Nous reproduisons sa ponctuation, son mouvement de phrase, son corps (…). » Antoine Vitez

Contemplation

Demain ne peut attendre

Magie

Tout y était

Demain, le jour qui suit, l’avenir, pas le futur

Et c’était bien une prière, une invocation, une injonction de l’Ego Hugo, un cri vers Nous

Pouvoir, le possible, la capacité

Attendre : tendre, être attentif

Attention à ne pas

Attentionné vers

Demain ne peut attendre !

Manifeste poétique et politique extrait de William Shakespeare de Victor Hugo, éditions unicité.

« Les paroles sans les pensées ne vont jamais au ciel. », Shakespeare, Hamlet, Acte III

Nécessité donc de réentendre, de relire, de transmettre. Revenue chez moi, je me suis précipitée pour retrouver ce texte, je voulais transmettre je voulais qu’Eux aussi lisent, entendent ces phrases majeures, les pensent :

L’avenir presse. Demain ne peut pas attendre. L’humanité n’a pas une minute à perdre.

– L’Art est une immense ouverture, béante à tout le possible.

– « Maintenant, debout tous, à l’œuvre, au travail, à la fatigue, au devoir, intelligences ! il s’agit de construire. Ici trois questions : Construire quoi ? Construire où ? Construire comment ? Nous répondons : Construire le peuple. (…) Travailler au peuple ; ceci est la grande urgence. »

– Ecartons tout ce qui peut déconcerter les audaces et casser les ailes ; l’art est un courage »

– L’étendue du possible est en quelque sorte sous vos yeux.

– C’est par le réel qu’on vit ; c’est par l’idéal qu’on existe

– Penser est une générosité

– L’art est un courage

– …

Elles sont de celles qui vous frappent tant la nécessité aujourd’hui plus que jamais à les entendre.

Puis, j’ai cherché à comprendre la démarche des Arts et Mouvants, de Laurent Shcuh, de Litana Soledad… Compagnie des mondes allant vers. Présidente des Pas Sages et Sans Destin, nous ne pouvions qu’être attentifs l’un à l’autre.

J’ai compris le souci qu’ils avaient des grandes problématiques actuelles, celles qui mènent à la création artistique, philosophique. Deleuze, dans son Abécédaire, nous rappellent ce qu’est un concept : une chose qui n’est pas autre chose qu’elle est, créée par le philosophe, elle répond à un problème.

VH17 est un concept, c’est une création, par l’âme d’Hugo, vers ce quoi l’avenir ne peut plus tendre. Le schéma narratif est à compléter dans l’Histoire que nous écrivons à coups, de vie(s), de guerres, de figurations, d’oublis, de violence et de drame.  A 19 ans, une pensée m’était venue : L’histoire n’est toute entière qu’une infinie larme dans l’œil d’une éternelle…

J’ai commencé mon texte introductif, en indiquant qu’il y avait urgence grandissante à réveiller les morts. Ils ont entendu puis qu’ils ont été 500 à parrainer la candidature de Victor Hugo. Ils se révéleront le mardi 22 novembre, au sein de la maison d’édition Unicité qui s’est faite Vecteur elle aussi.

Nous sommes une Humanité lasse, douloureuse, fiévreuse, en reste. Nous sommes fatigués, ghettoïsés, mais luttant, debout, à terre, oubliés, ignorants, érudits. Une société des lumières en échec, avortée… Les grands idéaux n’ont servi que des pouvoirs dominants et aliénants.

Élément perturbateur : élections présidentielles

Adjuvant : Victor Hugo et … à nous d’incarner

Opposant : les menteurs, ceux prêts à jouer de toutes nos frustrations

Evénements à venir : chaque jour agir, Aimer c’est agir

Ce que j’attends de Victor Hugo et de tous politiques qui voudront bien le suivre dans cette voix :

Des incarnations de pouvoirs et non des représentants du marché. J’attends de la carrure, de l’intelligence, de l’’empathie, de la révolte.

J’attends que ce qui est prévue soit annoncé (valeur honnêteté) —-à pas de lois Macron sortant du chapeau

J’attends de la dignité, (valeur légitimité) —-à pas d’homme condamné par la justice des hommes dans notre futur gouvernement (ça va faire de la place ?)

J’attends un peu de tenue que diable (valeur : politesse) ————-à je ne veux pas de confidence sur l’oreiller, de vulgarité

J’attends de la virtuosité poétique, que le signifiant et le signifié s’harmonisent de leur symbole vêtu (Donald : soyons sérieux) (valeur : la beauté)

J’attends de savoir ce que va devenir cet argent public fruit de nos impôts, de nos taxes TVA, de nos charges sociales, —————-à ingérence, guerre, puis terrorisme

Aujourd’hui, je poursuis ces lignes dans un café fuyant un autre où un serveur souhaitait désespérément abattre un pigeon maladif cherchant chaleur auprès de citadins hélas terrifiés et appelant à l’haraut. Prêt à le saisir, je me suis levée d’un coup pour sauver l’envol de ce pauvre être. Il a volé haut et j’ai fui mes semblables.

« Nous aurions une âme et le monde n’en aurait pas ! L’homme serait un œil ouvert au milieu de l’univers aveugle ! Un œil ouvert ! Et pour voir quoi ? Le néant ? » Victor Hugo « Choses vues »

 Qui serons-nous demain, à l’avenir ? Quelle humanité sauverons-nous ?

http://www.unjourdeplusaparis.com/paris-insolite/premier-graffiti-paris-place-des-vosges

Pour la soirée du 22 novembre, 19H30, toutes les informations et invitations à retirer ici :

https://vecteurhugo2017.wordpress.com/2016/11/15/mardi-22-novembre-a-19h30-a-paris-22-vla-demain/

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Les Pas Sages et ont entendu l’appel, et Vous?

JE RETROUVE L’APPEL ICI :

« J’appelle »… à voter VECTEUR HUGO 2017 !

AIMER C’EST AGIR !A4_Vecteur_Visuel générique

https://vecteurhugo2017.wordpress.com/

Alphabet d’une Odyssée interdite de berges…. au Festival de l’Oh jour 2.

Le Communiqué

https://www.facebook.com/notes/laurent-schuh/censure-communiqu%C3%A9-de-presse-pour-une-odyss%C3%A9e-qui-tombe-%C3%A0-loh-/1119539978073134?pnref=story

Incompréhension jour 2.

De ce qui avait été commis :

image4« Des voyageurs en partance 

…. 

des valises

….

le dit de l’amour 

…. 

des oreilles suspendues 

….

un mur de 19 320 km de séparations

…. » 

Une Marche

Le fait même de se mettre de debout

Le fait même d’avancer

Le fait même de s’écouter

Le fait même de se chercher

Le fait même de savoir qu’il nous fallait donner existence à un Nous

Le fait même d’être ensemble

Le fait même d’être voyageur

Le fait même d’une même direction

Le fait même d’être en partance

Le fait même d’un chant commun portant à avancer vers

Notre cortège était singulier car loin d’être dans une marche unique, nous étions, être(s) singulier(s), attiré(s) par un ailleurs, par l’autre côté de la vitre du Lavomatic, par le monde des vivants, peut-être par Nous?

Etymologie du mot [marche]

Racine germanique marka (« frontière » mais aussi « signe de démarcation de la frontière »)

Description cheminement avec au cœur le souvenir d’une philosophie ancienne alimentant parole et esprit. 

Nous nous regroupions au détour d’un chemin, d’un tournant, d’un mur, d’un bosquet. Parfois assis, parfois couché, parfois perché,
parfois enfoui.

Ainsi, ensemble, la marche fut douce, provoquant regards interrogateurs et suiveurs.

Ce que j’ai vu : un tapis de chaussures, des chaussures esseulées le image2long de la berge, des chaussures regardant l’autre rive, des chaussures prêtes à rejoindre les profondeurs, des chaussures de noyées, chaussures Orphéliennes, bottes de sept lieux, souliers de pas perdus.

Certains abritaient des éventails odorants, quelques effluves pour nez averti auraient pu m’effleurer si le vent s’en était mêlé.

J’y ai vu des draps suspendus, ballotés par  les vents ; des cordes épaisses, marines ; des oreilles prêtes à entendre ; des feuilles arbres ; des cous se tendre pour voir ; un mur, il y faisait froid malgré le rouge de ses lettres. Mes yeux se sont baissés à la rencontre des murs de la honte.

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Nous étions en route,

« 19320 km de murs séparent les peuples

  • mur entre Corée du Nord et Corée du Sud. 248 km. Hauteur 2 à 3 mètres. Barbelés, grillages. 1963.
  • mur entre Israël et Cisjordanie. 680 kilomètres. Béton, Barrière électronique, barbelés. Commencé en 2002.
  • mur souterrain entre L’Égypte et Gaza. 3 kilomètres. 10 km.
  • béton de 20 à 30 mètres dans le sol. En cours depuis 1979.
  • mur de Chypre entre grecs et chypriotes. 180 km. Largeur : 20 mètres à 7 kilomètres. Barbelés, immeubles, sacs de sable,
  • bidons. De 1964 à 1974.

.

.

.

.

. »

Puis le sentier,

Puis ces espaces secrets en attente de nos présences.

Puis les regards et cette force motrice nous attirant vers,

Ces (ori)peaux enfilés  à la hâte, déformant corps et apparences, qui s’alourdissent à chaque pas

Un poème me trottait lancinant en m’interrogeant sur ce qui pousse à l’exode, à l’exode en emportant tout, en s’aidant par le chant par ces phrases intimes à avancer sur tous les chemins, à être ensemble, à …

« La grasse matinée 

Il est terrible

le petit bruit de l’oeuf dur cassé sur un comptoir d’étain

il est terrible ce bruitimage3

quand il remue dans la mémoire de l’homme qui a faim

elle est terrible aussi la tête de l’homme

la tête de l’homme qui a faim

quand il se regarde à six heures du matin

dans la glace du grand magasin

une tête couleur de poussière

ce n’est pas sa tête pourtant qu’il regarde

dans la vitrine de chez Potin

il s’en fout de sa tête l’homme

il n’y pense pas

il songe

il imagine une autre tête

une tête de veau par exemple

avec une sauce de vinaigre

ou une tête de n’importe quoi qui se mange

et il remue doucement la mâchoire

doucement

et il grince des dents doucement

car le monde se paye sa tête

et il ne peut rien contre ce monde

et il compte sur ses doigts un deux trois

un deux trois

cela fait trois jours qu’il n’a pas mangé

et il a beau se répéter depuis trois jours

Ça ne peut pas durer

ça dure

trois jours

trois nuits

sans manger

et derrière ce vitres

ces pâtés ces bouteilles ces conserves

poissons morts protégés par les boîtes

boîtes protégées par les vitres

vitres protégées par les flics

flics protégés par la crainte

que de barricades pour six malheureuses sardines..

Un peu plus loin le bistrot

café-crème et croissants chauds

l’homme titube

et dans l’intérieur de sa tête

un brouillard de mots

un brouillard de mots

sardines à manger

oeuf dur café-crème

café arrosé rhum

café-crème

café-crème

café-crime arrosé sang !…

Un homme très estimé dans son quartier

a été égorgé en plein jour

l’assassin le vagabond lui a volé

deux francs

soit un café arrosé

zéro franc soixante-dix

deux tartines beurrées

et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon. » Jacques Prévert

Et puis soudain, la clairière, on nous attendait, sourire aux lèvres, soucieux, perplexes, et puis un homme déclamant, déclamant, offrant, souffrant,  pleurant, transpirant, suppliant, des mots d’amour, le dit de …

Qu’ont-ils interdit ici : une marche, un mur, une écoute, le dire, un chant, un sentier à contrecourant, un désir, une douleur, un ensemble, un voyage, des chaussures, une oreille rouge ?

A vous,

Céline Huot

https://soundcloud.com/oelune/el-herbolario-1

Liens d’Actualité

http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2015/05/30/une-marche-pour-rendre-hommage-amadou-koume-mort-dans-un-commissariat-de-paris-735379.html

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2015/05/29/face-a-l-exode-des-rohingya-l-asie-du-sud-est-sort-de-l-indifference_4643347_3216.html

http://www.lavoixdunord.fr/region/fourmies-ginette-gouaut-86-ans-veut-faire-revivre-ia12b0n2855322

http://www.lefigaro.fr/international/2015/05/19/01003-20150519ARTFIG00316-le-tragique-exode-deshabitants-de-ramadi-au-kurdistan-irakien.php

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Censure : Une Ôdyssée qui tombe à l’Oh !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Une machine à laver imaginaire
Des voyageurs en partance
le dit de l’amour
des valises
des draps
des livres
des plumes
un berger de laine
un tambour recyclable
des fils et pinces à linges
la maladie de la chair
le Petit Prince
un hublot de visages
le Petit Poucet
les larmes de Raiponce
une chevelure de noyée
un globe terrestre crevé
le fils d’Ulysse
un kamasutra voilé
des couinements de draps
un fantôme
Mimi Cracra
Eros
une sirène à l’envers
un nez perdu
des parfums retrouvés
une lavandière à la tâche
une esclave ménagère
une alarme
un rêve
un esprit dansant
un exode
un mur de 19 320 km de séparations
100 poèmes d’amour
des oreilles suspendues
le chant des marais
un drapeau de sang
des tâches de guerre
des seaux d’eau
une passe à poissons
des fils olfactifs
200 chaussures tombées du ciel
la maman des poissons
des voix citoyennes
un vol de papillons
des draps battus
un homme à poussette
une bouée en canard
un chariot de supermarché
un vendeur de lessive
un dessous de pont
des êtres à l’abandon
un distributeur d’argent sale
une blanchisserie de billets froissés
un strip tease de miroirs aux allouettes
une femme fontaine
une tournée générale de distributeur automatique d’eau
une savonnade collective
un douanier à tête de chien
un videur de bagages
un décollage aérien
une danse de valises
un tourbillon de bulles
un atterrissage martial
la découverte du feu
une métamorphose
Merlin l’enchanteur
le langage des arbres
une marche à l’envers
un dragon
un maître d’hôtel
une arête de poisson
un œil de verre
un lavage de linceul
une planche de salut

Tout ceci, initié par la rivière Marne, nous a été interdit par le Festival de L’Oh !

Voici ce que quelques uns n’ont pas voulu voir et ce que beaucoup d’autres par leur pouvoir ne
pourront plus voir. L’être de l’avoir n’aime pas se mouiller dans les lavoirs de l’être. Dommage que le Festival de L’Oh n’ait pas eu le pouvoir d’y plonger. Plaira-t-il autant qu’il a plu ?
Lo Schuh

COM UN POISON DANS L’OH !

Le Festival de L’Oh a invité le collectif Les Arts et Mouvants à investir le site de l’écluse de Maisons Alfort/Saint-Maurice à travers ses berges et sa passerelle sur un parcours de 1,4 km pour y présenter une proposition itinérante et performative intitulée Ô ! L’ÔDYSSEE DU XXI° CYCLE définie comme « un opéra mobile ur’bain en lavoirs de l’être ».
Comme convenu préalablement avec la direction du Festival nous avons élaboré in situ en quelques jours une partition vivante à dimension poétique et politique où nous interrogions la condition humaine à partir du langage de la machine à laver les traces, la crasse, les cerveaux, l’argent sale, les tissus de la mémoire, le sang des drapeaux, les doudous d’enfance, les draps de nuit, les voiles de jour, les passages et repassages, les mythes, …

D’une rive à l’autre, sous forme de performance déambulatoire, nous avons tenté, dans de multiples étapes allégoriques:
– d’exprimer les travers de ce monde en questionnant la norme folle et les frontières
– de nous débarrasser de nos oripeaux pour engager un envol sur la passerelle qui relie Maisons Alfort à Saint-Maurice.
– d’atterrir dans un monde rêvé, purifié, idéalisé, organique et sensoriel où nous faisions alors peau neuve.
– et naitre à un autre langage, en d’autres mouvements où nos organes faisaient corps avec mère Nature.

C’est ce que nous a inspiré ce site dès le premier repérage avec l’eau de la Marne, porteuse d’une mémoire antique, et courant dans le monde actuel industriel….
Nous avons habité le temps et l’espace pour faire corps avec ce site ; développant et convoquant tous les sens comme tous les éléments dans une interaction avec le public.

Cette « invitation au voyage « s’est en effet déroulée sur un parcours de plus d’un kilomètre, où nous
nous sommes mélangés, frottés, aspergés, froissés… et nous en sommes ressortis lessivés !

19320 km de murs séparent les peuples à travers le monde.
Aujourd’hui un nouveau mur s’est dressé : « Vous ne jouez pas demain ! »

Sentence adressée au coucher du soleil de ce samedi 30 mai par l’organisation du festival de l’Oh !
Aucune raison n’est donnée. La censure se cache derrière un ‘tout un tas de raisons’. Lesquelles ?
Notre parcours poétique et politique empêcherait la déambulation des passants venant voir la Marne, fleuve martyrisé et lui-même censuré par l’autoroute des roulants allant vers…
« Ô source perdue qui ne pouvez plus fleurir !» écrivait Louisa Paulin il y a un siècle. Aujourd’hui notre chœur –cœur commun- construit au fil des mois à rêver ce moment, pleure « Ô humains perdus qui ne pouvez plus voir ».
Vite, vite, dépêchez-vous, il est grand temps de ne pas obéir au diktat des puissants portant le monde aveuglément.

Marcel Aurange , Mauro Basilio, Francesco Betti, Sophie Blet, François Ecot, Fabien Gaillard, Philippe Guinet, Céline Huot, Adèle Le Roux, Eléonore Melchio, Hélène Milan, Laurence Murat, Nawel Oulad, Cécile Pantelleria, Boun Sy, Laurent Schuh, Litana Soledad, Ludivine Thomas

Pour le Collectif Les Arts et Mouvants
Le 31 mai 2015

CONTACTS :

Laurent Schuh Directeur artistique : 06 60 88 53 05 – contact@lesartsetmouvants.com
Litana Soledad co-directrice : 06 20 38 54 72 – prod@lesartsetmouvants.comimg2 img1img2

L’édition pilote LES RENDEZ-FOUS du Roi-René, du 19 AU 28 JUIN 2015

Nous souhaitions vous faire part de cette belle aventure initiée par Saint-Mathurin, Le Roi René, Le Lieu Dit & Les Arts et Mouvants

crédit photo : Patrice Lambert
crédit photo : Patrice Lambert

« RENDEZ-FOUS AVEC VOUS …!
Conférence de presse ouverte au public le lundi 9 mars à 11h30 !

Communiqué de presse :

Saint-Mathurin, Le Roi René, Le Lieu Dit & Les Arts et Mouvants
vous invitent à
LA CONFERENCE DE PRESSE
et présentation d’avant-programme
de l’édition-pilote
LES RENDEZ-FOUS du Roi Re-né

LUNDI 9 MARS A 11H30 Portail de la mairie de Saint-Mathurin sur Loire / 8, Levée du Roi René
Cette conférence de presse sera suivie d’un apéritif déjeunatoire

Répondant à l’urgence de l’Appel du psychanalyste Patrice Lambert,http://www.lesartsetmouvants.com/…/texte_fondateur_rfrr__00… ,
Saint-Mathurin réinvestit son patronat au pied de la lettre et élève Saint-Mathurin sur Loire au rang de « capitale universelle des clowns, des bouffons et fous » pour nous plonger dans LES RENDEZ-FOUS du Roi-René dont l’édition-pilote se tiendra du 19 AU 28 JUIN 2015 !

10 jours de temps fous à vivre des bords de Loire au bord du monde. Un flux festif de rencontres, expériences et découvertes dans un village habité de performances, projections, festins, débats, lectures, installations, concerts, impromptus, cabarets, gestes participatifs et créations interactives où petits et grands conjugueront leurs talents fous au temps présent des Rendez-Fous du Roi Re-né !

Venant de l’Anjou, de toute la France et d’Europe, qu’ils soient célèbres et méconnus, de très nombreux artistes de la scène, de la piste et de la rue, du son, de l’image et de la plastique, psychanalystes, psychiatres et professionnels du soin ainsi que philosophes, chercheurs et écrivains ont déjà répondu positivement à cet Appel.

ET VOUS ? SEREZ-VOUS AUX RENDEZ-FOUS ? EN REVIENDREZ-VOUS ?

Patrice Lambert, initiateur du Lieu Dit & Laurent Schuh, directeur artistique de l’association Les Arts et Mouvants en charge de l’orchestration des RENDEZ-FOUS du Roi Re-né, vous en dévoileront le programme lors cette Conférence de presse qui sera suivie d’un apéritif déjeunatoire.

Merci de bien vouloir PRENDRE SOIN de confirmer ou d’infirmer votre présence auprès de Litana Soledad : 06 20 38 54 72 prod@lesartsetmouvants.com »

Au grand plaisir de vous accueillir ! »

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A méditer, un extrait de ANDRÉ COMTE-SPONVILLE, sur le nietzschéisme ou les raisons de son détachement.

Par-dela-le-bien-et-le-mal » Pourquoi je ne suis pas nietzschéen ?Trois « maîtres du soupçon », comme on disait dans les années 60, ont dominé la pensée de ce dernier demi-siècle : Marx, Nietzsche, Freud. On remarquera (même si Freud, né en 1856, fait en quelque sorte la charnière) que ce sont trois auteurs du XIXe siècle, ce qui en dit long sur le nôtre. La pointe la plus radicale ou la plus prétentieuse de notre modernité ne fut qu’une resucée de celle, autrement plus riche et créatrice, du siècle précédent. Nous croyions inventer l’avenir. Nous restions prisonniers du passé.Or, de ces trois auteurs, Nietzsche est le seul qui se soit voulu philosophe. Il échappe ainsi (du moins si l’on considère que c’est à tort que les nazis se sont réclamés de lui) aux aléas de l’histoire politique, qui ont tant nui à Marx, comme à ceux de l’histoire des sciences, qui menacent aujourd’hui la psychanalyse. Enfin, il échappe aussi à la pesanteur des institutions, des dogmes, des Eglises. Comme c’est par ailleurs un immense philosophe doublé d’un grand artiste, on comprend qu’il ait dominé, et de plus en plus, la philosophie de notre temps.Quand j’étais étudiant, nous étions presque tous nietzschéens, sauf ceux qui étaient marxistes, et cela ne faisait qu’une espèce de nietzschéisme plus sociologique ou plus militant. Foucault et Deleuze gouvernaient nos pensées. Mais c’était Nietzsche qui régnait.Si je m’en suis détaché, malgré l’admiration que je garde pour eux trois, malgré mon accord avec Nietzsche sur des points majeurs (le refus des arrière-mondes, la critique du libre arbitre, la quête d’une philosophie affirmative et créatrice…), c’est essentiellement pour trois raisons : son irrationalisme, son immoralisme, son esthétisme.L’irrationalisme est patent. La raison, pour Nietzsche, n’est qu’une folie parmi d’autres. La vérité, qu’une illusion parmi d’autres. D’ailleurs, « il n’y a pas de vérité », ni même « d’état de fait » : il n’y a que des intérêts et des interprétations. La pensée doit donc s’épanouir par-delà le vrai et le faux : « Qu’un jugement soit faux, écrit tranquillement Nietzsche, ce n’est pas, à notre avis, une objection contre ce jugement. »L’immoralisme est de la même veine : il s’agit de vivre « par-delà bien et mal » et de « renverser » toutes les valeurs. Pour mettre quoi à la place ? D’autres valeurs. Celles des maîtres contre celles (qui dominent depuis deux mille ans) des esclaves. L’aristocratie des forts contre « l’idiosyncrasie des décadents ». Ces décadents, qui sont-ils ? Les juifs, presque tous les Grecs à partir de Socrate, les chrétiens… Cela donne par exemple ceci : « On fait bien de mettre des gants quand on lit le Nouveau Testament. Le voisinage de tant de malpropreté y oblige presque. Nous fréquenterions les « premiers chrétiens » tout aussi peu que des juifs polonais : ce n’est pas qu’on ait besoin de leur reprocher même la moindre des choses… Tous les deux sentent mauvais » (« L’Antéchrist », ? 46).Enfin, l’esthétisme : si l’on veut penser par-delà le vrai et le faux et vivre par-delà le bien et le mal, on ne peut échapper au nihilisme qu’à la condition de faire du beau la seule valeur de référence. « Pour nous, écrit Nietzsche, seul le jugement esthétique fait loi. » Il s’agit d’aimer non la vérité mais le mensonge « sanctifié » par l’art, non le bien mais le beau, non la profondeur mais la surface, l’apparence, la forme. « Tout est faux, tout est permis », écrit Nietzsche : il n’y a que le style qui vaille !Il me semble que presque tous les grands philosophes – et la plupart des grands artistes – ont toujours dit le contraire, mais là n’est pas l’essentiel. Ce sont surtout les conséquences de ce type de pensée sur la vie intellectuelle et artistique de notre temps qui m’ont très vite inquiété, puis effaré : le triomphe de la sophistique, de la veulerie, du n’importe quoi… Que Nietzsche vaille mieux que ses grotesques continuateurs, c’est une évidence. Mais rompre avec lui, c’était une façon, d’abord, de rompre avec eux.Parce qu’il était temps, enfin, de sortir du XIXe siècle. » ANDRÉ COMTE-SPONVILLE

Pour lire la suite cliquer ici : A méditer, un extrait de ANDRÉ COMTE-SPONVILLE, sur le nietzschéisme ou les raisons de son détachement

cle-des-songesUne conférence donnée à l’EHESS, en octobre 2012, par le département des sciences de l’homme, à voir en cliquant ici : CLÉS DES SONGES ET SCIENCES DES RÊVES

« Le rêve n’est pas seulement un objet physiologique et psychologique anhistorique. C’est aussi un objet social et historique que l’on met en récit et/ou en image pour étayer une pratique, une croyance, un savoir ou une science.

On peut faire l’hypothèse que c’est à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe que des médecins, des philosophes et des amateurs cultivés ont voulu faire science à partir, notamment, de la notation méthodique de leurs propres rêves au réveil. Les exemples de rêves devaient permettre d’analyser scientifiquement la formation de ceux-ci pour faire échec aux « superstitions » en montrant que les productions nocturnes ne renvoyaient pas à l’avenir mais au passé. De façon provocante, Freud a revendiqué à l’inverse, contre l’onirologie de son temps, de pratiquer une nouvelle interprétation qu’il fit remonter explicitement, à partir de 1914, à Artémidore – auteur de la seule clé des songes antique conservée – tout en refusant cependant que le rêve ait un caractère stricto sensu prémonitoire.

En réalité les récits historiques, aussi bien des onirologues du XIXe siècle que de Freud, demandent à être interrogés. La question des relations entre les rêves comme objets savants et les songes comme objets à interpréter demanderait à êtreprécisée et complexifiée.

Ces journées d’études pourront servir de base et de tremplin à une recherche de plus grande amplitude sur les clés des songes dans la tradition occidentale depuis Artémidore jusqu’au 19e siècle et à nos jours. Il s’agit d’un genre d’écrit savant et populaire qui repose sur un corpus empilé, compilé et composite, justifiant des analyses lexicographiques et lexicométriques fines.

L’investigation de ce corpus particulier, qui n’a jamais été fait sur une longue durée, pourra mettre en évidence des permanences, des différences et des novations traversant les époques, mais aussi les espaces géographiques et les cultures. Il est important de souligner d’autre part qu’a perduré en Occident une tradition médicale savante d’interprétation des songes.

A travers cette historicisation des clés des songes sur une longue durée, qui impliquera des synergies entre spécialistes de différentes périodes, on pourrait comprendre de façon plus et mieux différenciée les pratiques et les positions de croyance qui ont touché et touchent aux rêves, d’Artémidore à Freud. »

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Billet de mauvaise humeur suite au visionnage d’Au bout du conte d’Agnès Jaoui.

« Au bout du conte » ce fut un cinéma un jour de Pâque, au bout du conte ce fut  1h30 agréable.

Un jour de Pâques, place de l’Odéon, après un détour par le quartier Saint Michel, le cinéma Danton m’accueille. Je me réjouis à l’idée de voir le nouveau film de la Sensuelle et maternelle Agnès Jaoui et Mr Bougon obstiné Jean-Pierre Bacri.

Déception.

Oui j’ai passé un bon moment, la fin d’après-midi a glissé gentiment. 1h30 à perdre, minutes envolées dans la superficialité des temps mais,

Ce n’est pas ce que j’attends en ce moment. Merde à la fin. Les temps ne sont pas légers et il faut que ça cogne, il faut dénoncer, revendiquer, gigoter, s’agiter, s’émouvoir, pour reprendre un terme à la mode, s’indigner hein Mr Hessel. Avoir la hargne surtout quand on a encore un peu d’argent pour faire des films.

Marre de la mièvrerie. Ah bon l’amour n’est pas un long fleuve tranquille et il couve son lot de perversion. Quelles nouvelles renversantes Mr Bacri et Mme Jaoui mais pourquoi avec votre intelligence et votre bienveillance et tout ce qui m’avaient tant plus dans le passé vous ne vous êtes pas emparés au moins d’un des maux des temps nouveaux : ce n’est pas ce qui manque.

Je ne veux pas vous voir vieillir, c’est-à-dire vous voir vous déconnecter gentiment mais surement de ce monde dans lequel beaucoup d’entre nous vivent.

Au bout du conte, les jeunes ne sont pas heureux : un point.

Mais, ces jeunes, ils ne sont pas heureux, non pas parce qu’ils se trompent d’amoureux ou entre eux. Ils ne sont plus malheureux parce que leurs parents ne sont pas là où ils les attendent.

Nous avons 19, 20, 25 ans, 30 ans, 35 ans et +, nous avons fait des études, nous avons eu de bons résultats, nous avons été loués et encouragés par nos professeurs : nous travaillons aujourd’hui en étant sous-payés dans des entreprises qui nous infantilisent en nous proposant des pains au chocolat ou du champomy lorsqu’ils ont été un peu trop humiliants avec nous.

Nous sommes au chômage ou nous avons de petits boulots et vivons dans des appartements misérables. Eh non, nous ne pourrons pas nous dire : « c’est pas grave nous sommes étudiant » mais : quand trouverons-nous notre prochain taudis avec au moins une fenêtre acceptable pour éclairer notre misère ?

Nous sommes doctorants de grandes écoles et nous travaillons au Macdo après avoir supplié un petit Rsa, un ptit sous Msieur Dame pour un ptit pain parce que le grand Monsieur là-bas au fond de son bureau de directeur des masters et des obtentions de bourses ou de poste d’attaché temporaire d’enseignement et de recherche ne nous ont  pas jugés assez obséquieux ou « bonnes »  pour mériter notre pain quotidien.

Nous sommes étudiants passionnés et studieux et nous devons renoncer à ce que nous construisons depuis presque 10 ans pour trouver de quoi survivre en demandant pardon pour notre route. Ah bon la voie était belle ? On lui dira.

Nous sommes ouvriers et nous faisons les trois 8 pour que nos jolis et grands patrons qui veulent bien rester en France puissent dormir et bruncher à 12h sur nos misérables petites vies.

Nous nous faisons licencier à tour de bras, on fait des petits feux, c’est populaire mais ne vous y trompés pas, ils sont mortuaires ces feux. Le Chômage nous tuera non parce que nous nous suiciderons mais parce que nous mourrons du manque d’argent et de nourritures saines d’ici 10 ans ou 20 ans.

J’en ai pas finis avec ce nouveau monde ouvrier dans lequel se retrouvent pas ne nous y trompons pas, les partons de pme, les classes moyennes, les déclassés mais j’y reviendrai. N’en doutez pas.

Nous assistons impuissants aux nouveaux racismes de mise, de bon ton, de bon temps qui nous séparent entre nous. Mais merci de ne pas avoir cédé à la tentation du petit reube, du petit black ou chinois ou hindou mais le monde que vous décrivez n’est pas le nôtre. Il s’en fout des problèmes sociétaux il est dans le social, il est dans la merde.

Dites-le nous que c’est parce qu’il est dans la merde et non parce qu’il est musulman qu’il est en colère. Ayez ce courage-là bordel.

Ils sont dans la merde aussi les intermittents, qui dorment dans leurs voitures,  pour lesquels vous vous êtes indignés suite aux propos de notre Jamel national, qui traîne ces ptits dossiers et montre donc ces petites fesses à qui veut bien.

Nous sommes artistes, et non, nous n‘avons pas eu la chance (ou le talent ?) de rentrer dans un conservatoire et nous jouons nos vies, nous la justifions encore et encore. Non, nos débouchés ne déboucherons pas nos parcours et nous ne nous en foutons pas, nous en crevons. Point.

Nous nous bernons entre nous dans des projets associatifs en nous prenant mutuellement  pour des cons parce qu’on a plus de muscles ou de réseaux pour lesquels on se couche parce que hein, c’est comme ça que ça marche.

Nous mourrons d’ennui et de renoncement. Nous mourrons tout court. Le monde tournoie et nous essayons de tourner sur nous-même pour voir où l’horizon nous mènera au bout du conte.

Et encore, nous sommes en Europe, en France, nous n’avons pas de guerre de sang mais nous en avons d’autres au bout du conte.

Pourquoi nous avoir oubliés ? Pourquoi ne pas parler de nous ? Devrions-nous venir pleurer dans vos girons ?

Mais, merci pour le moment, je vous espère bientôt de retour car il y a à dire je vous promets, et non vous n’êtes pas vieImageux sauf si vous le décidez. La vie n’est plus mignonne. Sois vraiment concerné par le peuple ou ferme-là. Wake up.

Céline Huot

Catherine Ferrière Marzio nous propose un roman à lire quotidiennement

Dés demain, je proposerai à la lecture un roman feuilleton : Le rire des mouettes.

J’attendrai impatiemment tous vos commentaires et accepterai humblement toutes vos objections, merci les amis d’avance les amis !

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