En écrivant ce papier, j’ai cherché à trouver l’origine, le point de départ qui m’a menée jusqu’à cette aventure exceptionnelle, participer à la Préface d’une œuvre magistrale, d’un poète de génie Victor Hugo.

983834_10205031362640922_8543776211060928789_nNous sommes un 21 décembre, en 2014, solstice d’hiver, je me souviens du trajet de RER, du gris descendu sur les rues de Paris, du spectre marcheur infatigable Nicolas Edme Restif de La Bretonne, auteur du plus vieux graffiti* de Paris, qui nous guida Places des Vosges.

Une très belle place, demeure avant Exil de celui qui traça les premières lettres de l’immense Tribune William Shakespeare.  Le lieu respire mais les habitants s’y terrent dans des existences semblant très éloignées du commun de nos humanités.

Gavroche,

Je me souviens des chaises alignées, serrées les unes contre les autres, froides et engourdies, elles attendaient, impatientes elles-aussi ; elles vont être habitées, elles vont tendre vers l’orateur.

Certes, nous avons eu froid, pourtant nous n’avons esquissé nul mouvement pour partir, nous étions captés par la voix, par la présence, par la trace de l’absence présence de Victor Hugo.

« Tu ne deviendras jamais le personnage, tu peux seulement le représenter. » scandait Jouvet.

Et pourtant,

Pris par les mots, nous étions comme touchés par la foudre, la force de Représentation et de Transmission du tribun Laurent Schuh. Portant le verbe Haut.

« Il s’agit de mettre ses pieds dans les traces d’un pas d’un autre. C’est ce qui ineffable, bouleversant. (…). Nous parlons les mots qui ont été parlés par lui-même. Nous reproduisons son souffle. Nous reproduisons sa ponctuation, son mouvement de phrase, son corps (…). » Antoine Vitez

Contemplation

Demain ne peut attendre

Magie

Tout y était

Demain, le jour qui suit, l’avenir, pas le futur

Et c’était bien une prière, une invocation, une injonction de l’Ego Hugo, un cri vers Nous

Pouvoir, le possible, la capacité

Attendre : tendre, être attentif

Attention à ne pas

Attentionné vers

Demain ne peut attendre !

Manifeste poétique et politique extrait de William Shakespeare de Victor Hugo, éditions unicité.

« Les paroles sans les pensées ne vont jamais au ciel. », Shakespeare, Hamlet, Acte III

Nécessité donc de réentendre, de relire, de transmettre. Revenue chez moi, je me suis précipitée pour retrouver ce texte, je voulais transmettre je voulais qu’Eux aussi lisent, entendent ces phrases majeures, les pensent :

L’avenir presse. Demain ne peut pas attendre. L’humanité n’a pas une minute à perdre.

– L’Art est une immense ouverture, béante à tout le possible.

– « Maintenant, debout tous, à l’œuvre, au travail, à la fatigue, au devoir, intelligences ! il s’agit de construire. Ici trois questions : Construire quoi ? Construire où ? Construire comment ? Nous répondons : Construire le peuple. (…) Travailler au peuple ; ceci est la grande urgence. »

– Ecartons tout ce qui peut déconcerter les audaces et casser les ailes ; l’art est un courage »

– L’étendue du possible est en quelque sorte sous vos yeux.

– C’est par le réel qu’on vit ; c’est par l’idéal qu’on existe

– Penser est une générosité

– L’art est un courage

– …

Elles sont de celles qui vous frappent tant la nécessité aujourd’hui plus que jamais à les entendre.

Puis, j’ai cherché à comprendre la démarche des Arts et Mouvants, de Laurent Shcuh, de Litana Soledad… Compagnie des mondes allant vers. Présidente des Pas Sages et Sans Destin, nous ne pouvions qu’être attentifs l’un à l’autre.

J’ai compris le souci qu’ils avaient des grandes problématiques actuelles, celles qui mènent à la création artistique, philosophique. Deleuze, dans son Abécédaire, nous rappellent ce qu’est un concept : une chose qui n’est pas autre chose qu’elle est, créée par le philosophe, elle répond à un problème.

VH17 est un concept, c’est une création, par l’âme d’Hugo, vers ce quoi l’avenir ne peut plus tendre. Le schéma narratif est à compléter dans l’Histoire que nous écrivons à coups, de vie(s), de guerres, de figurations, d’oublis, de violence et de drame.  A 19 ans, une pensée m’était venue : L’histoire n’est toute entière qu’une infinie larme dans l’œil d’une éternelle…

J’ai commencé mon texte introductif, en indiquant qu’il y avait urgence grandissante à réveiller les morts. Ils ont entendu puis qu’ils ont été 500 à parrainer la candidature de Victor Hugo. Ils se révéleront le mardi 22 novembre, au sein de la maison d’édition Unicité qui s’est faite Vecteur elle aussi.

Nous sommes une Humanité lasse, douloureuse, fiévreuse, en reste. Nous sommes fatigués, ghettoïsés, mais luttant, debout, à terre, oubliés, ignorants, érudits. Une société des lumières en échec, avortée… Les grands idéaux n’ont servi que des pouvoirs dominants et aliénants.

Élément perturbateur : élections présidentielles

Adjuvant : Victor Hugo et … à nous d’incarner

Opposant : les menteurs, ceux prêts à jouer de toutes nos frustrations

Evénements à venir : chaque jour agir, Aimer c’est agir

Ce que j’attends de Victor Hugo et de tous politiques qui voudront bien le suivre dans cette voix :

Des incarnations de pouvoirs et non des représentants du marché. J’attends de la carrure, de l’intelligence, de l’’empathie, de la révolte.

J’attends que ce qui est prévue soit annoncé (valeur honnêteté) —-à pas de lois Macron sortant du chapeau

J’attends de la dignité, (valeur légitimité) —-à pas d’homme condamné par la justice des hommes dans notre futur gouvernement (ça va faire de la place ?)

J’attends un peu de tenue que diable (valeur : politesse) ————-à je ne veux pas de confidence sur l’oreiller, de vulgarité

J’attends de la virtuosité poétique, que le signifiant et le signifié s’harmonisent de leur symbole vêtu (Donald : soyons sérieux) (valeur : la beauté)

J’attends de savoir ce que va devenir cet argent public fruit de nos impôts, de nos taxes TVA, de nos charges sociales, —————-à ingérence, guerre, puis terrorisme

Aujourd’hui, je poursuis ces lignes dans un café fuyant un autre où un serveur souhaitait désespérément abattre un pigeon maladif cherchant chaleur auprès de citadins hélas terrifiés et appelant à l’haraut. Prêt à le saisir, je me suis levée d’un coup pour sauver l’envol de ce pauvre être. Il a volé haut et j’ai fui mes semblables.

« Nous aurions une âme et le monde n’en aurait pas ! L’homme serait un œil ouvert au milieu de l’univers aveugle ! Un œil ouvert ! Et pour voir quoi ? Le néant ? » Victor Hugo « Choses vues »

 Qui serons-nous demain, à l’avenir ? Quelle humanité sauverons-nous ?

http://www.unjourdeplusaparis.com/paris-insolite/premier-graffiti-paris-place-des-vosges

Pour la soirée du 22 novembre, 19H30, toutes les informations et invitations à retirer ici :

https://vecteurhugo2017.wordpress.com/2016/11/15/mardi-22-novembre-a-19h30-a-paris-22-vla-demain/

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