Suite à la Lecture du texte « Le retour »

De Catherine Ferrière Marzio,  Mise en voix : Céline Huot

Dans le cadre Rendez-vous d’Impromptus PerformatIFs et ParticipatI Le courant alternatIF du Festival d’AvignonIF : NI IN – NI OFF Du 26 au 31 juillet 2015 à la Fabrique des Imaginaires de Saint­Géniès de Comola

PRODUCTION http://www.lesartsetmouvants.com/actualites/

Les Arts et Mouvants, à l’endroit des mondes allant vers en co-réalisation avec  la Fabrique des Imaginaires

Quelques retours en image avant la vidéo de la Lecture très prochainement.

Photographie : Charlotte Collin, Studio Collin (http://www.studiocollin.com/ )

Pour retrouver le texte : http://remue.net/spip.php?article7515

Un mot de l’auteur

Le retour, le Retour. Quand j’ai écris ce texte j’étais retournée là où j’ai grandi : mon père était mort.

Je voulais lui écrire une lettre, le Retour est cette lettre.

C’est pour cela que j’ai voulu que ma fille aînée vous lise ce texte à voix haute et à haute voix, car ce texte est adressé à un mort : Père ! Viens que je te porte !

A un mort qui écoutera ainsi comme il fut vivant.

C’est pour cela que seule ma fille peut en assurer la transmission.

Merci à Laurent Schuh d’avoir donné suite à ma proposition,

Merci à Céline.

Catherine Ferrière Marzio

Un mot de la comédienne

Il y a des Silences plus grands que la plus haute clameur, il y a des Ecoutes qui ne se nourrissent que du présent. Il y a des attentes d’une infinie peine. Il y a des chaleurs humaines qui guérissent de toutes les froideurs des paires.

De ses silences, j’appris :

La clameur des garrigues

La détresse attentive des animaux perdus

Le souvenir des morts

La voix des vivants

Le bruit sourd d’une boule de pétanque retrouvant le sol du Sud

La douleur de ce qui ne peut que se taire

….

De ses écoutes, je sus :

L’humilité de l’invisible

De son attente,… je ne pus que suspendre de rares mots, souvenirs, d’un Pays qui l’a emmené avec lui vers cette autre Rive. Papy avait ces dons du silence et de l’écoute.

 

D’une parole rare il transmettait au-delà de lui. Je pourrais conter mes souvenirs : la lambada dans la voiture, les parties de belotte dans le soir d’été, l’odeur du pastis, la bergerie de nos garrigues, l’amour des bêtes transmis, les tristesses nocturnes, l’écoute de mes pleurs, la protection, l’amusement encore et encore, la pétanque, ma première ballade en vélo …. Mais c’est par les ballades de ma mère que de sa présence j’espère vous livrer l’incroyable beauté d’un homme qui savait d’un murmure être l’écoute.

Céline Huot

 

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