pour lire cliquer ici

Extrait : « La rationalité de l’Etat est produite par un mouvement dans lequel les volontés particulières s’adjoignent pour consacrer une volonté universelle, il doit advenir en mettant finaux contradictions sociales et aux apories de la société civile par la ruse de la raison. En tant que point culminant de la vie éthique, l’Etat rationnel doit se montrer capable de représenter des intérêts très divergents dans le cadre de ses institutions tout en donnant l’occasion à chaque citoyen d’être reconnu par lui. La rationalité de l’Etat réalise l’universelle à travers la détermination du particulier. L’Etat incarne chez Hegel la forme la plus aboutie de la moralité objective entendu comme le plus haut moment de la réalisation du rationnel, et partant, de la vie éthique ; contrairement à l’Etat tel que le décrit Hegel dans sa philosophie du droit, il ne doit en aucun cas hypostasier les inégalités économiques et sociales que la société civile a engendrées. Il n’est pas seulement le principal vecteur de la régulation économique, l’essence de l’Etat se mêle à toutes institutions humaines qu’elles qu’en soient leurs natures : privées, publics, démocratiques, aristocratiques ou même monarchiques. L’essence étatique a ceci de particulier par rapport aux descriptions modernes de l’Etat, elle est dynamique et elle parvient à combiner plusieurs entités contradictoires. L’idée de liberté ne devient effective qu’à partir du moment où elle est défendue dans le cadre d’un régime représentatif car chacune des revendications sont examinées par d’autres représentants qui délibèreront sur le bien fondé de la demande sociale. Compte tenu des nombreuses délibérations qui régissent la forme représentative de l’Etat rationnel, ce dernier ne peut pas être réduit à ce que Marx nomme l’instrument de l’oppression de la bourgeoisie contre le prolétariat puisque l’un et l’autre siègent en son sein et peuvent mutuellement se neutraliser. « 

Julien Rajaoson

Publicités