« Le comédien animé » Dialogue entre Lessing et Diderot, par Céline Huot

introduction au propos :

Dès lors qu’il nous est donné l’occasion de voir jouer un comédien alors on constate qu’un homme peut donner « l’impression » d’une vie (intérieure -émotionnelle- et extérieure -physique-) qui n’est pas la sienne. Comme dans un tableau, que les couleurs animent, le comédien à travers son propre corps semble lui aussi « animé ». C’est le reflet de « ce qui » le mu qui  nous apparaît, nous est figuré sur scène. On est alors spectateur du geste théâtral qui n’est pas du même ordre -pour exemple- que le geste quotidien ou le geste dansé. Il se singularise, et par la scène et, par la maîtrise qu’en a le comédien. Il y est d’emblée question du corps, et plus précisément du corps en mouvement sur scène au service de l’art dramatique.

« Pour n’être plus que ce roulement de tambour d’un périlleux exercice, l’exercice consiste à être exactement soi-même une seconde mortelle et puis à disparaître en souriant. Mais si le numéro est parfaitement exécuté, vous verrez flotter encore dans l’air, quelques secondes avant sa disparition, mon sourire radieux comme celui du chat du Chester. »[1]
 
 
Pour lire le texte en entier : 

http://www.calameo.com/read/0006842995847937ba352


[1] olivier py : Le roulement de tambour in Théatre complet, Actes sud, coll. Babel, Paris, 2009
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