Qu’est-ce qu’une épistémè ?

Ce concept provient de la philosophie foucaldienne. Pour l’auteur de l’œuvre Les Mots et les choses une épistémè est ce qui rend possible la compréhension d’une époque ou d’une société. Chez Foucault, appartenir à un présent c’est appartenir à une épistémè, ce qui donne à ce concept un sens plus large et plus riche que celui de culture ou de savoir. Or, l’attitude que l’on adopte face à l’analyse du temps présent contient en elle-même, la préfiguration de la défiguration d’une épistémè. En ce sens, toutes démarches (études postcoloniales, cultural studies, gender studies ou subaltern studies) visant à déconstruire une épistémè doit nous situer dans une position extérieure à cette épistémè, afin de pouvoir articuler un discours critique à ce sujet et de le comprendre.

Michel Foucault et sa postérité Les études postcoloniales, cet ensemble foisonnant de recherches qui nous incitent à réinterroger la notion de culture. L’objet de leurs investigations portait aussi bien sur l’examen des cultures populaires et des médias de masse, que sur l’étude du genre et des ethnies. D’une part, elles ont la spécificité d’être transdisciplinaires et de l’autre, elles ambitionnent de diversifier les méthodes propres aux sciences sociales. Par ailleurs, les études postcoloniales combinent pour ainsi dire l’engagement politique des chercheurs et une lecture objective des rapports de pouvoir qui se jouent au sein des événements historiques et des tensions inhérentes aux mondes sociaux, afin de mettre en lumière les oubliés de l’histoire officielle. Or, l’intérêt de la présente communication est de questionner la neutralité axiologique de cette méthodologie propre aux études postcoloniales consistant à appréhender la recherche par le biais de nouvelles entrées.

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